La prime Ségur verse 183 euros nets par mois dans la fonction publique et le secteur privé à but non lucratif. Le montant grimpe à environ 192 euros nets dans le public depuis les hausses du point d’indice. Dans le privé commercial, il tombe à 160 euros nets. Ces sommes s’ajoutent chaque mois au salaire de base, sous le libellé complément de traitement indiciaire (CTI). Voici comment lire votre vraie revalorisation, secteur par secteur.
Combien rapporte la prime Ségur en net selon votre secteur ?
Le montant net dépend d’un seul critère : votre employeur. Trois cas existent.
| Secteur | Montant brut mensuel | Montant net mensuel |
|---|---|---|
| Public (FPH, FPT, FPE) | environ 241 € | environ 192 € |
| Privé non lucratif (FEHAP, BASS) | environ 238 € | 183 € |
| Privé commercial (cliniques, FHP) | environ 208 € | 160 € |
L’écart entre brut et net s’explique par les cotisations sociales. Pour l’employeur du privé non lucratif, une prime de 183 euros nets représente 248 euros brut, charges patronales en plus. Cette différence pèse lourd dans le débat sur le financement de la mesure.
Pourquoi le montant net n’est pas toujours 183 euros ?
Le chiffre de 183 euros vient du calcul de 2020, basé sur la valeur du point d’indice de l’époque. Dans le secteur public, la prime prend la forme d’un complément de traitement indiciaire fixé à 49 points d’indice majoré. Quand le point d’indice augmente, le net suit.
Deux revalorisations ont changé la donne dans le public :
- juillet 2022 : hausse du point d’indice de 3,5 %
- juillet 2023 : nouvelle hausse de 1,5 %
Résultat, le net public est passé d’environ 183 à 192 euros. Dans le privé, rien de tel : les montants sont fixés par accord de branche et restent figés à 183 ou 160 euros, sans indexation. Si vous voulez vérifier le montant exact prévu pour 2026, un point dédié récapitule les valeurs à jour secteur par secteur.
Combien touchez-vous en net si vous travaillez à temps partiel ?
La prime suit votre quotité de travail. Un temps partiel reçoit une fraction du montant de référence.
Un agent à 80 % perçoit 80 % de la prime, soit environ 146 euros nets par mois sur la base de 183 euros.
Attention à ne pas confondre deux seuils. La condition des 50 % de temps de travail sert à ouvrir le droit à la prime. Le prorata s’applique ensuite sur le montant, pas sur l’éligibilité. Un mi-temps éligible touche donc la moitié de la prime, jamais zéro.
Net, mais aussi imposable et compté pour la retraite
La prime Ségur entre dans votre revenu fiscal de référence. Elle subit l’impôt sur le revenu, la CSG et la CRDS, au même titre que le salaire. Le net affiché reste donc un net avant impôt, et il vaut la peine de connaître son traitement fiscal en détail avant de la déclarer.
Cette prime garde un atout rare. Le CTI compte pour le calcul de la retraite, contrairement à la plupart des primes classiques. Dans le public, il génère un supplément de pension calculé sur les 49 points d’indice. Pour un départ à taux plein, ce supplément atteint environ 181 euros brut par mois, versés en plus de la pension de base. Dans le privé, la prime cotise pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco dès lors qu’elle figure dans le salaire de base.
Un dernier réflexe utile : vérifiez votre fiche de paie. La revalorisation apparaît sous les libellés complément de traitement indiciaire, CTI Ségur ou prime Ségur. Si vous remplissez les conditions et que rien ne s’affiche, votre service RH reste le premier interlocuteur pour réclamer votre dû.







