Un prélèvement de 14,99 € sous le libellé « GC RE Protected » correspond à un abonnement au service de cybersécurité Protected.eu. Cette entreprise française propose antivirus, VPN et protection des données contre un règlement mensuel par prélèvement SEPA. Le service existe et fonctionne. Le vrai sujet tient à la manière dont l’abonnement démarre, souvent lors de l’achat d’un téléphone en boutique, parfois sans que le montant ni la récurrence aient été clairement annoncés.
Que signifie le libellé « GC RE Protected » sur votre relevé ?
Le libellé qui apparaît sur votre compte identifie le bénéficiaire du prélèvement. Ici, il pointe vers Protected, société basée à Paris (128 rue La Boétie, 75008). Le préfixe « GC RE » désigne l’identifiant commerçant utilisé pour encaisser les paiements récurrents. Le montant standard relevé par les consommateurs est de 14,99 € par mois.
Pour confirmer l’origine du débit, repérez sur votre relevé le RUM (référence unique de mandat) et l’ICS (identifiant créancier SEPA) associés au prélèvement. Votre banque peut vous communiquer ces données et préciser quel mandat autorise ce débit.
Les variantes du libellé

Selon votre établissement bancaire, le même prélèvement peut s’afficher différemment :
- GC RE Protected
- Protected.eu
- GC RE PROTECTED 14.99
- PROTECTED Paris
- CB Protected ou Protected ID
Tous renvoient au même émetteur. Une orthographe différente ne signale donc pas un second prélèvement.
Comment cet abonnement a-t-il pu démarrer sans accord clair ?
Le scénario revient sans cesse dans les signalements. Un client achète un téléphone ou souscrit un forfait chez SFR, Bouygues ou Darty, puis découvre quelques semaines plus tard un débit mensuel qu’il n’a pas validé sciemment.
En magasin, le vendeur propose « d’activer la sécurité » de l’appareil, présentée comme une formalité ou un service offert. Cette activation déclenche en réalité un abonnement payant. Le consommateur a transmis ses coordonnées bancaires pour le forfait mobile et se retrouve avec un mandat de prélèvement au profit d’un tiers.
Plusieurs témoignages mentionnent des personnes âgées ou vulnérables prélevées pendant des mois avant de comprendre l’origine du débit. Premier réflexe utile : vérifier sur le contrat signé en boutique la présence d’une option « protection » ou « cybersécurité » que vous n’aviez pas remarquée. Ce mécanisme rappelle d’autres débits récurrents souscrits sans intention claire, comme le prélèvement RemiseReduc souvent pris pour une arnaque, où l’origine du mandat est tout aussi difficile à retrouver.
Comment résilier le prélèvement Protected ?
La résiliation est gratuite et ne fait l’objet d’aucun frais de dossier ni pénalité. Trois canaux officiels existent :
- Par téléphone : service client au 01 88 24 55 57, du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 17h.
- Par e-mail : via le formulaire de contact du site protected.eu, motif « Résilier un abonnement », ou à l’adresse contact@protected.eu.
- Par courrier recommandé : Protected, Service Résiliation, 128 rue La Boétie, 75008 Paris.
Vous disposez d’un droit de rétractation de 14 jours après la souscription. Passé ce délai, la résiliation prend effet à la date anniversaire du contrat. Privilégiez un canal qui laisse une trace écrite et conservez accusés et numéros de dossier. Si l’abonnement a été activé en boutique, prévenez aussi votre opérateur. Méfiez-vous des sites de résiliation tiers payants : ils facturent une démarche normalement gratuite et leur demande n’est pas toujours transmise au service officiel.
Comment contester et se faire rembourser un prélèvement non autorisé ?
Le droit SEPA protège fortement le débiteur. Si le prélèvement repose sur un mandat valablement signé, vous pouvez demander à votre banque un remboursement dans un délai de 8 semaines, sans avoir à vous justifier. Si aucun mandat valide n’existe (prélèvement non autorisé), ce délai grimpe à 13 mois en application de l’article L.133-24 du Code monétaire et financier. La même logique s’applique pour identifier et contester un prélèvement européen inconnu : tout repose sur l’existence ou non d’un mandat valide.
La marche à suivre reste la même quelle que soit votre situation :
- Demandez à votre banque le remboursement des sommes déjà prélevées sur la période concernée.
- Faites opposition au mandat SEPA pour bloquer les débits futurs, démarche que la banque applique sans frais.
- Adressez en parallèle votre demande de résiliation et de remboursement à Protected, en recommandé, pour appuyer le dossier.
Plusieurs consommateurs rapportent avoir obtenu gain de cause directement auprès de leur banque après une opposition. Plus vous agissez tôt, plus la régularisation est simple et plus le montant récupérable est limité dans le temps.







