Le bac général reste la voie royale pour accéder aux études de notariat, mais le bac technologique STMG ouvre aussi des portes. Le choix des spécialités au lycée conditionne la suite du parcours, qui dure au minimum 7 ans après le baccalauréat.
Quel bac choisir pour devenir notaire ?
Le notariat exige un solide bagage juridique, construit progressivement depuis la licence jusqu’au diplôme professionnel. Le baccalauréat constitue la première marche de ce long parcours.
Les spécialités recommandées en bac général
Le bac général est le choix privilégié par la majorité des futurs notaires. Parmi les enseignements de spécialité, trois combinaisons se distinguent :
- Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) : cette spécialité développe la culture générale, la compréhension des institutions et l’analyse de textes, compétences centrales en droit notarial.
- Sciences économiques et sociales (SES) : utile pour appréhender les mécanismes patrimoniaux, fiscaux et successoraux que le notaire manipule au quotidien.
- Humanités, littérature et philosophie (HLP) : elle renforce les capacités rédactionnelles et argumentatives, deux piliers du métier.
Les mathématiques, bien que moins évidentes, apportent un atout méthodologique. Le raisonnement juridique partage une logique structurelle avec le raisonnement mathématique, notamment dans l’analyse de cas complexes.
Le bac STMG, une alternative viable
Le bac technologique STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion) permet d’accéder au BTS Collaborateur Juriste Notarial (CJN). Ce diplôme bac+2 forme des collaborateurs d’office notarial et peut servir de tremplin vers une licence professionnelle Métiers du Notariat (bac+3), puis vers la poursuite en master.
Ce parcours est plus progressif. Il convient aux profils qui préfèrent alterner théorie et pratique dès le post-bac, sans passer par trois années de licence universitaire classique.
Quel parcours d’études après le bac pour accéder au notariat ?
Le cursus standard se décompose en plusieurs paliers successifs :
- Licence en droit (bac+3) : tronc commun obligatoire pour tout futur notaire passant par la voie universitaire. Les matières clés sont le droit civil, le droit des obligations et le droit de la famille.
- Master en droit (bac+5) : idéalement un master 2 en droit notarial, qui donne accès de plein droit à la formation finale. Un master 2 dans une autre branche du droit reste possible mais l’admission se fait alors sur dossier.
- Formation spécialisée (bac+7 minimum) : deux ans de stage rémunéré en office, couplés à des enseignements théoriques dans un INFN (Institut National des Formations Notariales). Il en existe 16 en France.
Au total, comptez 7 à 8 ans entre le bac et l’obtention du titre de notaire. Ce délai inclut le stage obligatoire de deux ans minimum.
Voie universitaire ou voie professionnelle : comment se spécialiser ?

Après le master 2, deux chemins mènent au titre de notaire :
La voie universitaire délivre le DESN (Diplôme d’Études Supérieures de Notariat). Elle combine 24 mois de stage rémunéré avec des cours dispensés par un INFN. Cette voie convient aux profils académiques qui souhaitent approfondir la recherche en droit notarial.
La voie professionnelle débouche sur le Diplôme de notaire. Elle débute par un module initial d’un mois, suivi d’un stage pratique de 30 mois en office. Cinq modules théoriques et un rapport de stage complètent la formation. Cette voie privilégie l’immersion terrain et l’acquisition rapide de compétences opérationnelles.
Dans les deux cas, le diplôme obtenu permet de demander sa nomination auprès du Garde des Sceaux, étape finale avant d’exercer en tant qu’officier public.
Quelles qualités développer dès le lycée pour ce métier ?
Certaines aptitudes se travaillent bien avant l’entrée en fac de droit :
- La rigueur rédactionnelle : le notaire rédige des actes ayant force de loi. Chaque mot compte. Les dissertations et commentaires de texte du lycée posent ces bases.
- L’esprit d’analyse et de synthèse : savoir extraire l’essentiel d’un document long est une compétence mobilisée chaque jour dans un office.
- La curiosité pour l’actualité juridique et économique : suivre les réformes législatives, les évolutions fiscales ou les tendances immobilières prépare à la veille permanente qu’exige le notariat.
- Le sens du relationnel : le notaire accompagne ses clients dans des moments décisifs (achat immobilier, règlement d’une succession, divorce). L’écoute et la diplomatie s’exercent dès les travaux de groupe et les stages de découverte.
Un stage d’observation en office notarial dès la classe de troisième ou de seconde permet de confirmer son intérêt pour cette profession avant de s’engager dans un parcours long.







